
Sais-tu ce qu'est le syndrome du manager sauveur ? 🙄
.png)
« Clara, mon objectif dans le cadre de cet accompagnement, est de diminuer ma charge de travail et de protéger ma santé mentale ! »
Voilà ce que m’a expliqué Sandrine, responsable d’agence d’une structure de 15 personnes en région parisienne dont le siège social se trouve en Province.
OK ! Eh bien tout ça me semble très clair. Alors, c’est parti ! 🎯
On commence évidemment par l’audit pré-formation qui met en lumière la situation dans laquelle se trouve Sandrine ajourd’hui. Au fur et à mesure de l’échange, je me rends compte que Sandrine, sous couvert d’une extrême bienveillance est partout :
➡️ La formation des équipes
➡️ L’allègement de leur charge de travail quotidienne car elle la sait forte
➡️ La gestion des dossiers un peu plus « techniques », notamment grands comptes
Bref, elle est partout à la fois. C’est anxiogène et énergivore ! 🙃
Plus les séances avancent, plus elle prend conscience qu’il y a effectivement dans ses journées une activité soutenue. Mais ce n’est pas tout ! 🤔
Sandrine est dévouée à son équipe et propose spontanément son aide, sans attendre d’être sollicitée.
Alors, je vous entends d’ici, vous allez me dire « Mais Clara, elle est adorable ! Avoir une manageuse comme ça, c’est le rêve ! 🤩»
Sauf que…. Ben non… Avoir une N+1 bienveillante est merveilleux, cela ne se discute même pas.
En revanche, si elle est en permanence au service des autres et qu’elle ne prend pas de temps pour elle, elle risque :
➡️ D’être de plus en plus stressée
➡️ De devenir colérique et/ou irascible
➡️ L’épuisement professionnel
Un dernier risque, et pas des moindres, c’est de prendre des réflexions de sa hiérarchie car son travail à elle n’est pas fait !
Pendant qu’elle aide les autres, qui :
👉 Fait du reporting sur les chiffres de l’agence ?
👉 Anime (entretient la motivation et redonne confiance aux équipes) ?
👉 Innove (trouve des process plus en phase avec des marchés en perpétuelle évolution) ?
Je te laisse imaginer dans ce cas de figure la réaction du manager : il a l’impression de se dévouer corps et âme et affronte des remontrances de la gouvernance ! Le sentiment d’injustice doit, je pense, être très fort 😔
C’est dans ce contexte là que les N+1 de Sandrine m’ont contactée pour un accompagnement personnalisé car ils sont conscients qu'elle :
✅ Veut bien faire
✅ Fait des horaires inimaginables
✅ Est dévouée et bienveillante
✅ Est en souffrance
Eh bien, la voilà, la définition du syndrome du sauveur :
➡️ Je n’attends pas que les autres me sollicitent
➡️ Je fonce pour leur apporter mon aide
➡️ J’en souffre
➡️ Je finis par les faire payer d’une façon ou d’une autre
Si tu te reconnais dans ce portrait, je te propose un outil redoutable : la trousse du sauveur 😃
Avant d’apporter ton aide à un collaborateur, pose-toi simplement 4 questions :
o Ai-je vraiment une demande explicite de la personne pour l’aider ?
o Ai-je les compétences ?
o Est-ce de ma responsabilité ?
o En ai-je vraiment envie ?
Si tu réponds « Oui » aux 4 questions : Fonce, go, go, go ! 🚀
Si tu réponds « Non » à une des questions, fais attention et analyse avant d’y aller.
En revanche, si tu obtiens 2 « Non » ou plus : n’y va pas, tu vas vouloir « sauver » le collaborateur.
Décidément, apprendre à se positionner par rapport aux autres en entreprise est crucial pour des relations interpersonnelles saines. 😉
C’est bien en se changeant soi-même, qu’on va le changer, ce monde ! 🙏🏻🤗