
Qu'est-ce qui brise la communication ?

Sais-tu ce qui brise la communication en entreprise ? 🙄
Nous avons tous connu dans notre vie professionnelle les conséquences de ce qu’on appelle « radio moquette ».
Exemple : Jeannot du service prod qui a entendu dire par Rosa de la compta que Samia du commerce s’est fait remonter les bretelles car elle n’a pas atteint son chiffre ce mois-ci !
Le mal de nos entreprises est incarné par les rumeurs, non-dits, interprétations, malentendus qui génèrent des incompréhensions, des tensions puis des conflits !
Paradoxalement, les collaborateurs ne souhaitent pas faire de mal. A ce titre-là, lorsque le comportement d’un collaborateur me déplaît, je peux avoir tendance à ne pas verbaliser et à « prendre sur moi ». 🤐
À force d’accumuler les déceptions, tristesses, colères, frustrations, peines, on finit littéralement par en avoir plein le dos.
La finalité est qu’on risque :
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De s'épuiser car la charge émotionnelle est pleine
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De faire porter aux autres son propre sac et devenir colérique et irascible
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D’en vouloir à la personne, alors que le problème est bien le comportement et non la personne
Alors, je t’entends d’ici : « Ok Clara, t’es mignonne (d’ailleurs, merci pour ça, ça fait toujours très plaisir ! 🤩), mais concrètement, on fait comment pour enrayer le phénomène ? »
Plusieurs possibilités s’offrent à nous. Je tiens à préciser tout de suite qu’elles demandent un investissement :
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La gestion de la relation humaine ne repose pas sur de la magie, mais bien sur un travail au quotidien.
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Ce travail est individuel dans la mesure où je ne peux pas agir sur ce que disent, font, pensent les autres
💡Voici quelques options :
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Gagner en discernement sur mon propre vécu et dans le cadre de tensions rencontrées avec des collaborateurs. Et ainsi, m’interroger :
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Quels sont mes attentes ? Quels sont les siennes ? Comment construire du « Nous » dans le respect des besoins de chacun. Et, in fine, effectuer des demandes claires sur mes attendus
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Où sont mes limites ? Ceci me permet de me positionner clairement et refuser si la demande effectuée par mon collègue (ou N+1) ne me correspond pas sur le fond (loin de mes valeurs) ou sur la forme (demande incomplète ou mal déposée)
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Passer les informations sous le filtre du test des 3 passoires de Socrate : si j’ai quelque chose à dire :
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Est-ce que ce que j’ai à dire est vrai ? Ai-je pris le temps de vérifier ?
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Est-ce que ce que j’ai à dire est bien pour la personne concernée ?
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Est-ce que ce que j’ai à dire est utile ?
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Dans l’exemple que je cite sur l’engueulade de Samia qui n’aurait pas atteint ces chiffres :
- Je n’ai pas vérifié si c’est vrai : quelqu’un qui a dit a quelqu’un…
- Ce n’est pas bien de mettre en avant les éventuels manquements d’un collaborateur
- Aucune utilité non plus, me semble-t-il !
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Libérer régulièrement de la tension émotionnelle par équipe à travers des ateliers. L’un d’entre eux que j’utilise à chacune des formations que je réalise en entreprise : l’atelier anti-problème. Il est efficace car il permet :
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De laisser à chaque collaborateur l’espace indispensable pour s’exprimer
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D’étudier toutes les pistes, même les plus folles (côté ludique très appréciable)
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Faire réfléchir les collaborateurs seuls, puis en petits groupe puis toute l’équipe
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Les impliquer afin que les solutions aux dysfonctionnements viennent d’eux
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Organiser des formations autour de la communication, gestion émotionnelle, positionnement par rapport aux autres et responsabilité. Cela permet aux collaborateurs de dynamiser leurs compétences psycho sociales (cognitives, émotionnelles et sociales) et ainsi de regagner en pouvoir d’agir, si important pour aller chercher cet épanouissement individuel en entreprise.
Et surtout, gardons tous en tête que c’est en se changeant soi-même, qu’on va le changer ce monde ! 🙏🏻🤗